Avec 100 % de réussite et une moyenne générale de 14,62/20, la 3e promotion du CAT2/MSIC vient renforcer les capacités techniques de la Gendarmerie face à l’évolution des menaces dans le cyberespace.
Le numérique n’est plus seulement un outil. Il est devenu un terrain de confrontation, de renseignement et de sécurité. À la Gendarmerie Nationale, cette réalité se traduit désormais par un renforcement continu des compétences. Le 11 septembre 2026, la Cour d’honneur du Commandement des Écoles et Centres d’Instruction de la Gendarmerie Nationale (CECIG) a été le théâtre de la cérémonie de clôture du 3e Certificat d’Aptitude Technique n°2, option Maintenance des Systèmes d’Information et de Communication (CAT2/MSIC).
Au terme de la formation, 73 personnels issus de la Gendarmerie Nationale et des Armées ont franchi avec succès cette étape. Le résultat est sans appel : 100 % de réussite, pour une moyenne générale de 14,62/20.
Sept modules pour maîtriser un environnement devenu stratégique
Démarré le 13 juin 2026, le stage aura plongé les participants au cœur des technologies qui structurent désormais une grande partie de l’action sécuritaire.
Sept grands domaines ont rythmé leur parcours : connaissances générales, systèmes d’énergie, systèmes réseaux, systèmes de communication radio et optique, sécurité des systèmes d’information et de communication, emploi opérationnel des SIC, sans oublier les travaux pratiques et les visites de structures spécialisées.
Une formation conçue pour dépasser la simple maîtrise technique.
Car derrière un réseau, une radio, une caméra ou un système informatique se jouent désormais des enjeux de continuité opérationnelle, de protection de l’information et de sécurité.
Quand la formation rencontre le terrain
Pour confronter la théorie aux réalités professionnelles, les stagiaires ont effectué des visites au Centre Numérique National du Commandement de la Gendarmerie Nationale et au Centre National de Vidéosurveillance de la DGSN.
Des immersions qui leur ont permis d’observer concrètement les dispositifs technologiques mobilisés dans la surveillance, la sécurisation et l’exploitation de l’information.
L’enjeu est clair : former des personnels capables non seulement de comprendre les systèmes, mais surtout de les maintenir, les sécuriser et les rendre disponibles au moment où l’opération l’exige.
Le cyberespace, un nouveau champ de bataille
Présidant la cérémonie au nom du Secrétaire d’État auprès du Ministre de la Défense, chargé de la Gendarmerie Nationale, le Général de Brigade LOUBA ZAL Pierre, Directeur Central de la Coordination, a placé cette formation dans le contexte de la transformation numérique des menaces.
Dans son allocution, il a rappelé la nécessité pour la Gendarmerie de disposer de personnels suffisamment outillés pour faire face à l’évolution permanente des technologies et aux dérives susceptibles d’en découler.
Le message est particulièrement clair : la montée en puissance du numérique impose une montée en compétence des forces de sécurité.
Les nouveaux spécialistes sont ainsi appelés à mettre leur savoir-faire au service de la manifestation de la vérité, de la défense de l’institution et de la lutte contre les différentes formes d’attaques dans le cyberespace.
Un centre numérique central, onze autres en perspective
La formation intervient alors que la Gendarmerie Nationale poursuit le déploiement de ses capacités numériques.
Le Haut Commandement a créé un Centre Numérique au niveau de la portion centrale. Dans le même temps, onze autres centres sont progressivement implantés dans les différentes Légions de Gendarmerie.
Une architecture appelée à rapprocher les capacités numériques des unités et à renforcer la réactivité de l’institution face aux nouvelles formes de menaces.
Ces infrastructures auront donc besoin de personnels compétents pour fonctionner durablement. C’est précisément là que les 73 nouveaux spécialistes trouvent toute leur importance.
73 techniciens, une même mission : sécuriser l’outil numérique
Au-delà du parchemin, le véritable défi commence maintenant.
Ces nouveaux spécialistes devront traduire leurs acquis en performances concrètes : assurer la disponibilité des systèmes, prévenir les défaillances, contribuer à la sécurisation des infrastructures et accompagner la transformation numérique de la Gendarmerie Nationale.
Avec 100 % de réussite, la 3e promotion du CAT2/MSIC quitte ainsi les bancs de la formation avec une responsabilité nouvelle : faire du numérique non pas une vulnérabilité, mais un véritable levier de sécurité et d’efficacité opérationnelle.
Dans le cyberespace comme sur le terrain, la compétence reste la première ligne de défense.
