Comme tous les ans, le Cameroun célèbre ce 20 mai 2026, sa fête nationale à travers plusieurs manifestations civiles.Le thème retenu est : « L’unité nationale, pilier de notre défense et socle du développement du Cameroun ». C’ est un moment historique marqué par une diversité d’événements sociaux, économiques et politiques.

Tout est parti de l’accession du Cameroun oriental( territoire sous tutelle française) à l’indépendance le 1er janvier 1960, celle du Cameroun occidental, le 1er octobre 1961, et l’unification par la voie du référendum le 20 mai 1972.Le territoire sous tutelle du Cameroun français obtient son indépendance de la France le 1er janvier 1960 et prend le nom de République du Cameroun. Le Cameroun méridional change de statut, passant d’une tutelle sous administration britannique à un État fédéré au sein du Cameroun le 1er octobre 1961.
C’est ainsi que le gouvernement choisit le 20 mai comme date de la fête nationale du Cameroun pour commémorer l’abolition par le président Ahmadou Ahidjo du système fédéral de gouvernement en faveur d’un État unitaire en 1972. Lors d’un référendum constitutionnel organisé le 20 mai 1972, les Camerounais votent en faveur d’un État unitaire par opposition à l’État fédéral existant.
C’est cette dynamique et surtout cette volonté de s’unir, qui est célébrée chaque année comme la fête nationale. C’est un moment important de la vie de la nation qui donne d’évaluer le chemin parcouru dans le processus de consolidation du vivre ensemble entre les populations camerounaises dans sa diversité culturelle et linguistique. Ce qui constitue incontestablement sa richesse.
Il s’agit aussi d’une occasion d’affirmation du patriotisme, d’adhésion à la même vision d’un avenir commun et d’affirmation du caractère unique et indivisible de l’État du Cameroun. Cette célébration donne également de consolider la synergie armée-nation comme un des vecteurs majeurs de l’État unitaire du Cameroun.
Pour cette 54e édition, le Cameroun célèbre sa fête nationale dans un contexte sociopolitique et économique national et même international, marqué par :
Le nouveau septennat axé sur l’amélioration de la situation des jeunes et des femmes.
La poursuite de la lutte contre les discours de haine à travers la sensibilisation sur les médias et en ligne.
La poursuite de la lutte contre les violences et les discriminations sociales et ethniques. La poursuite de la lutte contre les migrations clandestines.
L’intensification de la mise en œuvre du programme national d’éducation civique par le réarmement moral, civique et entrepreneurial (PRONEC-REAMORCE) travers la refondation des valeurs civiques, morales et patriotiques des populations. On pourra citer l’institutionnalisation des cérémonies de lever des couleurs et la minute du civisme.
L’accélération des financements et le suivi-évaluation des projets des jeunes dans le cadre du plan triennal spécial jeunes.
La mise en œuvre du plan spécial de promotion de l’emploi des jeunes.
La préparation des élections législatives et municipales de 2026.
La crise israélo iranienne avec l’implication des États-Unis d’Amérique qui pourrait avoir des répercussions au plan économique, politique et social au niveau international.
Toutes ces activités programmées et exécutées avaient pour mission de mettre un accent particulier sur les valeurs qui véhiculent et renforcent l’unité et le vivre ensemble, à savoir : la connaissance de l’histoire du pays, la connaissance et le respect des symboles et emblèmes nationaux, la promotion de la paix, du patriotisme, de l’intérêt général et le respect de la chose publique. Le Loyalisme, le travail, pour ne citer que ceux-ci.
Cette fête nationale célèbre globalement la réunification du Cameroun anglophone et francophone. Le gigantesque défilé qui sera présidé par le président Paul Biya, chef de l’Etat marquera un des moments forts de ces célébrations.
