Une alliance stratégique entre l’Université de Yaoundé II et le Port Autonome de Douala.

À l’intersection du savoir académique et des impératifs de développement économique, une convergence d’intérêts s’esquisse entre deux piliers de la République : l’Université de Yaoundé II (UY2), temple du droit et des sciences sociales, et le Port Autonome de Douala (PAD), carrefour névralgique du commerce maritime en Afrique centrale.

Le jeudi 22 mai 2025, dans la moiteur industrielle du principal port camerounais, une délégation émérite conduite par le Professeur Richard Laurent Omgba, recteur de l’UY2, s’est livrée à une mission exploratoire, aux contours à la fois diplomatiques, prospectifs et institutionnels. À ses côtés, plusieurs collaborateurs de haut rang, venus sonder les prémices d’un partenariat à haute valeur ajoutée.

Accueillie avec les égards dus à son rang par le Directeur Général Adjoint du PAD, Monsieur Blaise Moukoko Njoh — suppléant un Directeur Général momentanément empêché — la délégation universitaire s’est engagée dans une séance de travail en trois mouvements, tel un triptyque méthodique : concertation en salle de réunion, immersion sur le terrain portuaire, puis déjeuner de travail dans une atmosphère de réflexion partagée.

Au cœur des discussions, un projet d’Accord cadre, dont le premier jet, déjà couché sur le papier, témoigne d’une volonté commune d’inscrire cette coopération dans la durée. Formation continue, recherche appliquée, transferts de compétences, stages académiques, expertise en régulation portuaire : autant de sillons potentiels que les deux institutions entendent creuser, dans une dynamique où l’intellect rencontre l’action, et où la théorie épouse la pratique.

Au-delà des enjeux techniques, cette initiative s’inscrit dans une ambition plus vaste : celle d’un dialogue fécond entre les sphères de la pensée et celles de l’exécution, entre le monde clos mais fertile de l’université, et l’arène tumultueuse des flux commerciaux et logistiques. Le Port Autonome de Douala, plaque tournante d’un pays en quête de souveraineté économique, et l’Université de Yaoundé II, sanctuaire du savoir critique, entendent conjuguer leurs forces pour redonner sens à la notion de service public éclairé.

En prélude à la signature officielle de cette convention, une visite de courtoisie et de travail du PAD à Soa est annoncée dans les semaines à venir. Elle scellera, sans nul doute, une alliance que l’on devine déjà stratégique, non seulement pour les deux entités, mais pour le Cameroun tout entier.

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