Cameroun – Société Lancement du PILSAH au sein de la SODEPA : du projet à la concrétisation.

La société de développement et d’exploitations des productions animales (SODEPA) a organisé du 16 au 18 juillet 2025, l’atelier de lancement du plan intégré d’import-substitution agro-pastorale et halieutique (PILSAH). C’était à l’auditorium Jean-Paul 2, Mbankolo-Yaoundé. Cet atelier de 3 jours a été l’occasion de présenter en détail les objectifs ambitieux du plan, ses composantes clés et les mécanismes de mise en œuvre. Il a permis d’engager des discussions constructives avec toutes les parties prenantes, afin de garantir l’adhésion et la synergie nécessaires à son succès.

La SODEPA est un outil des pouvoirs publics en charge de la sécurité et de l’autosuffisance alimentaire au Cameroun, créée par décret n° 74/182 du 8 mars 1974, modifié et complété par décret n° 2021/091 du 12 février 2021. L’axe majeur de cette rencontre était le lancement officiel du PILSAH.

D’après de Directeur Général de la SODEPA Monsieur Denis Koulagna Koutou, « ces travaux s’inscrivent en droite ligne de la demande du gouvernement de produire des animaux, qui après, vont être mis à la disposition des éleveurs tout en améliorant la qualité de ces animaux pour permettre d’augmenter le rendement lait par vache ».

Durant ces 3 jours d’intense activité, les objectifs a atteindre étaient d’informer le public cible de la SODEPA sur les opportunités et les avantages du projet, promouvoir la collaboration et le partenariat entre les acteurs du secteur halieutique, améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations, réduire au moins 30% des importations de produits agro-pastoraux et halieutiques ciblés et augmenter le taux de production locale. Proposés sous forme d’exposés, les différents secteurs d’activités , les zones de déploiement, les acquis , le cadre fonctionnel et les partenaires de la SODEPA ont été soigneusement détaillées.

Dans le secteur de la production animale, l’on a pu relever des activités telles le développement des pâturages, la prévention et le contrôle sanitaire, la biotechnologie (IA-MOET) et la production laitière. Au niveau de la transformation et de la commercialisation, l’accent est mis sur les abattages, le maturation de la viande (entreposage au froid), la sensibilisation, la prospection de nouveaux marchés et la commercialisation avec l’implantation des boucheries modernes. La SODEPA compte un peu plus d’une vingtaine de partenaires avec qui elle chemine au quotidien.

La traçabilité est une démarche essentielle au sein de cette entreprise puisqu’il est nécessaire de connaître l’origine d’un produit et de l’identifier avant qu’il ne soit mis en circulation sur le marché. Quelques actions sont menées dans ce sens : l’existence d’une fiche d’identification bovine et la création du logiciel My cow, qui constitue un outil d’aide à l’identification.

Pour atteindre les objectifs visés, le gouvernement a recommandé à la SODEPA pour son bon fonctionnement, de se diriger vers les naisseurs c’est-à-dire , produire des animaux qui seront par la suite mis à la disposition des éleveurs tout en améliorant la qualité de ces animaux, pour augmenter le rendement lait par vache. Un défis de 40 à 50 milliards de francs CFA est à atteindre par an pour la production de lait.

Les résultats attendus au terme de cet atelier passent par la présence massive des experts qui ont aidé à vérifier que le plan mis sur pied est pratique et opérationnel. Par exemple, pour le cas du site d’Afanloum, il s’agit de démonter aux éleveurs et autres acteurs qu’il est possible de faire de l’élevage en forêt. La prochaine étape après ces travaux consistera en la visite des 4 sites où ce projet sera déployé à savoir : Afanloum, Ndokayo, Djohong et Faro.

En somme, 2 grands axes sont à retenir de ce projet qui a pris corps à l’issue de ces 3 jours d’activités :

– La mise à disposition des jeunes animaux performants c’est-à-dire des animaux capables de produire beaucoup de lait/jour

– La production du lait. Dès l’année prochaine, la SODEPA devra être capable de mettre sur le marché environ 1500 tonnes de lait produit au sein des 4 sites choisis et diffuser assez d’animaux pour permettre à ceux qui veulent produire du lait d’avoir des animaux performants.

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