Dans une déclaration faite ce 20 novembre 2024 à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de l’enfance, la Commission des Droits de l’Homme du Cameroun (Cdhc) souligne l’importance de laisser les enfants s’exprimer, de les écouter et de défendre leurs droits. En mettant l’accent sur le thème de cette année, « Écoutons l’avenir. Défendons les Droits de l’enfant », elle appelle à une prise de conscience collective sur les besoins et aspirations des jeunes générations.

Ce 20 novembre 2024, la Commission des Droits de l’Homme du Cameroun (Cdhc) se joint à la célébration de la Journée mondiale de l’enfance, adoptant le thème proposé par le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (Unicef) : « Écoutons l’avenir. Défendons les Droits de l’enfant ». Ce thème résonne avec une nécessité urgente : celle d’intégrer réellement la voix des enfants dans toutes les décisions qui les concernent. Il est primordial que les États, les institutions et la société civile reconnaissent le droit des enfants à s’exprimer, à partager leurs idées et à participer activement à la construction d’un avenir qui leur est destiné.
La Déclaration des Droits de l’enfant, adoptée le 20 novembre 1959 par l’Assemblée générale des Nations Unies, établit des principes fondamentaux qui doivent guider les actions en faveur des enfants. Parmi ces principes, la non-discrimination, l’intérêt supérieur de l’enfant, le droit à la vie, à la survie et au développement, ainsi que le droit d’exprimer des opinions, sont essentiels. Les enfants doivent pouvoir faire entendre leur voix dans divers contextes : à la maison, dans les établissements de santé, dans les écoles, dans les procédures judiciaires et lors de l’élaboration des politiques publiques.
La Commission applaudit les initiatives mises en place pour protéger et promouvoir les droits des enfants au Cameroun. Parmi celles-ci, le lancement du Mois camerounais de l’enfance (MCE) en juin 2024, qui a été une plateforme pour réfléchir aux conditions des enfants. Ce mois a été marqué par des activités visant à garantir un environnement sans violence, sans abus ni négligence. En parallèle, la Commission a organisé une mission d’investigation sur le travail des enfants dans les mines d’or de la région de l’Est, révélant la présence alarmante de 331 enfants travaillant dans des conditions précaires. Ces chiffres soulignent l’urgence d’agir pour protéger les plus vulnérables.