Du 15 au 18 septembre 2026, la SODEPA, à travers l’atelier de réflexion sur l’amélioration des performances zootechniques de ses ranchs, ouvre un nouveau chapitre de son histoire : réduire la mortalité, booster la productivité et devenir un véritable « naisseur » lait et viande au service de la souveraineté alimentaire du Cameroun.
La Société de Développement et d’Exploitation des Productions Animales (SODEPA) veut changer de modèle. Réunis pendant quatre jours autour de l’amélioration des performances zootechniques de ses ranchs, responsables, vétérinaires et techniciens se penchent sur des solutions concrètes pour produire mieux, davantage et à moindre coût.
À l’ouverture des travaux, le Directeur général, Denis Koukagna Koutou, a fixé le cap : faire de la SODEPA un « naisseur lait » et un « naisseur viande », capable de produire des animaux performants pour contribuer au renouvellement du cheptel national.
Parmi les ambitions annoncées : la sélection progressive de 2000 vaches, la création d’un noyau-naisseur pilote de 300 vaches Goudali, le développement de plus de 10 000 hectares de matériel fourrager et, à terme, une capacité pouvant atteindre 1 million de jeunes animaux par an.
Reproduction, alimentation, santé animale et infrastructures constituent les quatre piliers de cette transformation. Les ranchs de Faro, Afanloum, Ndokayo, Dumbo et Jakiri sont au cœur de la réflexion, avec leurs contraintes mais aussi leur potentiel.
L’enjeu dépasse désormais les seuls ranchs. Avec le PIISAH, la SODEPA entend renforcer son rôle dans l’import-substitution, notamment dans la production laitière, afin de réduire la dépendance du Cameroun aux importations.
Pendant quatre jours, la SODEPA ne cherche donc plus seulement à dresser un diagnostic. Elle veut accoucher d’un nouveau modèle d’élevage : plus moderne, plus productif et résolument tourné vers la performance.
